Les préparatifs et l’arrivée à Lima (PEROU)

21 octobre 2012, 16h00, aéroport CDG, porte 2F… Ça y est, c’est le grand jour. Après plusieurs mois d’intenses préparatifs, l’heure du départ a sonné. Une dernière semaine riche en émotions, c’est le cœur ému et des visages plein la tête que j’embarque dans l’avion, direction Lima.

Flashback:

21 avril 2012 : Peu de temps après avoir soumis le projet « Skema Globe Stoppeur » à l’administration SKEMA, je reçois un mail de confirmation de la direction et Skema Alumni confirmant leur intérêt pour le projet et validant ainsi mon année de césure. C’est décidé, dans six mois, débutera mon tour du monde, caméra embarquée en stop et en solitaire, à la rencontre des anciens diplômés.

« Rien ne sert de courir, il faut partir à point »

Jean de la Fontaine l’avait compris

Sélectionner les pays, tracer un itinéraire, décider d’un timing, se renseigner sur la situation géopolitique des zones traversées, sur la législation des pays choisis, effectuer les vaccins nécessaires, se procurer certains visas, communiquer sur le projet, chercher des partenaires, élaborer le site internet, s’équiper, informer les multiples profils sélectionnés de ma future visite… sont les prochaines étapes déterminantes. Six mois plus tard, c’est chose faite. C’est dans le hall A de SKEMA, campus de Lille, entouré de mes proches, de différents membres de l’administration SKEMA, sponsors et étudiants que j’échange une dernière fois avec la grande famille SKEMA, avant plusieurs mois.

Alumni

Les derniers au revoir se font en plus petit comité, à Quelmer La Passagère, où je reçois les dernières recommandations de mon entourage sans oublier qu’ « il n’y a d’homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie. »

Alfonse de Lamartine

Quelques heures plus tard, j’arrive à Lima, la ville aux 1000 klaxons. Ces derniers sont omniprésents et incessants, dégageant une atmosphère ardente et le sentiment d’une ville qui ne dort jamais. Ma première impression est celle d’un pays, ou d’une ville du moins en complet développement. La pauvreté y est peu visible et les innombrables chantiers en construction envahissants la métropole en sont un bon exemple. La population, elle, y semble plurielle et accueillante.

 

 

Il faut s’enfoncer plus loin dans les terres et dépasser le centre historique de la « ville des rois » pour s’apercevoir que la misère est finalement bien présente mais dissimulée. De l’autre coté du rio Rimac, d’immenses collines inondées de favélas se découvrent. Au pied de ces dernières, dans le quartier de Rimac, je trouve une jeune équipe de foot prête à chausser les crampons pour une partie improvisée.

Ma première nuit à Lima se déroule chez Charles, étudiant à science Po, en échange pendant un an. Nous dinons ensemble dans un restaurant du quartier de Miraflores où j’ai l’étonnement de découvrir, suspendu à un crochet, une photo d’un camarade Rennais, lui aussi à Lima.

Cette première halte à Lima aura duré plus de temps que prévu. De nombreux locaux m’expliquent que pour comprendre le Pérou, il faut d’abord saisir le fonctionnement de sa capitale, Lima. je décide de prolonger mon séjour sur place. J’ai la chance de faire la connaissance d’une péruvienne, Karina, née à Lima et portant un intérêt accentué pour son pays, son histoire et surtout son évolution. Après avoir longuement conversé, je choisis de l’interviewer, afin d’enrichir mon documentaire, tant son discours me semble percutant. Peu de temps après, je contacte Claudio, un péruvien vivant un Lima et ayant créé une petite entreprise de service médicalisé à domicile, avec son frère. Ce dernier m’emmène dîner dans un petit restaurant sur la côte, plongeant sur la mer et corrobore, dans un français quasi-parfait, les propos de Karina. Ces deux témoins de l’incroyable essor du Pérou, dont la croissance avoisine les 10% chaque année, me précisent que la désorganisation apparente de la ville est liée à sa sur-population et au fort exode rural subi par le pays depuis plusieurs années. Claudio me confie que sa grand-mère est parfois bien perdue dans cette ville qu’elle a connu tranquille et apaisée, qui compte aujourd’hui près de 9 millions d’habitants. Beaucoup venus ici pour trouver du travail. Ils me confirment que le Pérou est à un moment clé de son histoire, de son développement et que les prochaines années témoigneront de sa capacité à rejoindre le niveau d’autres pays d’Amérique du sud tel que le Brésil.

 

Coté auto-stop, la tâche s’annonce ardue. Les multiples péruviens rencontrés m’expliquent que le très bon fonctionnement des transports en bus, leur faible coût ainsi que l’insécurité limite les alternatives pour les « mochileros ». Le premier défi commence de Lima pour tenter de rejoindre Arequipa, la « terre des chefs » au sud du pays en empruntant la côte. 

Lundi 29 octobre, 12h00, j’embarque dans un « combi » (mini-bus locaux) afin de sortir de la ville et m’arrêter dans une station service. Une première voiture m’avance à la prochaine « grifo » et m’offre gracieusement une clémentine et 10 soles (monnaie locale) pour la suite de mon parcours. Peu de temps après, je suis accueilli par un transporteur de bananes, Rique, conducteur de camions depuis près de 40 ans. Malgré mon espagnol médiocre, nous parvenons à parlementer et il m’invite même dans un « relais-routier » local, où nous dégustons un délicieux « ceviche », plat à base de poisson cru mariné dans du jus de citron. Nous reprenons la route et traversons pendant près de 3 heures la panaméricaine, bordée d’élevages de poulet.

Arrivé de nuit à Ica, un agent de sécurité me conseille de me rendre en taxi à Huacachina. Me voilà arrivé dans une petite auberge où je parviens à négocier une parcelle de jardin afin d’y planter ma tente. Peu de temps après mon arrivée, je fais la rencontre d’une Hongkongaise, qui me confie avoir été marqué pendant son voyage, débuté il y a six mois, par la visite du « Mont Saint Michel » près de Saint-Malo. Nous échangeons nos mails afin de reprendre contact dans quelques mois lorsque j’approcherai le « port aux parfums ». Au petit matin, je suis stupéfait d’entrevoir que l’endroit choisi pour camper offre une vue magnifique, au pied des dunes, sur un oasis, sorti de nulle part.

Coté Alumni, Karla Valverde et Thierry Lannoy, diplômés SKEMA, vivants au Pérou, ont été contactés.

97 Responses to Les préparatifs et l’arrivée à Lima (PEROU)

  1. Marielle

    le départ, le dépaysement, les premières rencontres, le choc cuturel … mais toujours pas de stress dans ta voix! Tu es un aventurier, un exemple … Bon voyage Benjamin ! Bises.

  2. Francois de La Vigne

    Bonjour Benjamin,
    C est super de te suivre !
    J aime bien ton récit. J aimerais bien aussi que tu prennes en photo ceux que tu croises et dont tu nous parles…les chauffeurs, le type de sciences po, la hongkongaise…
    Amitiés, et bon vent !
    Francois

  3. Benjamin

    Bonjour François,

    Merci de l’enthousiasme que tu portes au projet.

    Ces derniers seront tous là dans le prochain album photo à paraître prochainement ;)

    A bientôt,

    Benji

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